Le numérique fait partie du quotidien de tous les Français : démarches administratives, achats en ligne, virements bancaires, rendez-vous médicaux... Et pourtant, plus d'un Français sur deux n'y navigue pas sereinement. Ce décalage entre l'intensité des usages et le niveau de confiance est le paradoxe central mis en lumière par ce baromètre
Ce baromètre annuel, réalisé par l'institut Toluna Harris Interactive, dresse un état des lieux sans détour. Les usages progressent, les technologies s'imposent dans tous les aspects de la vie quotidienne, mais la confiance, elle, ne suit pas. Elle stagne à 45 %, un niveau qui reste en dessous du seuil majoritaire depuis plusieurs éditions consécutives. Un signal que les acteurs du secteur ne peuvent pas ignorer.
Les escroqueries entament la confiance
Depuis plusieurs années, ce chiffre, stable mais insuffisant, traduit une réalité bien ancrée : la majorité des Français abordent le numérique avec une méfiance de fond, même lorsqu'ils l'utilisent quotidiennement.
Cette stagnation s'explique avant tout par la perception des risques. 74 % des internautes estiment que les escroqueries en ligne sont de plus en plus fréquentes. Ce sentiment n'est pas irrationnel : il est ancré dans des expériences vécues, des témoignages de proches, et une exposition croissante aux affaires de fraude et de piratage. Le rapport d'activité 2024 de cybermalveillance.gouv.fr vient confirmer cette réalité : la plateforme a enregistré plus de 420 000 demandes d'assistance en 2024, soit une hausse de près de 50 % en un an.
Pour la première fois cette année, le piratage des données s'impose comme le risque numéro un identifié par les Français pour leurs activités d'e-commerce et d'e-banking.
Ce n'est plus une menace abstraite : c'est une préoccupation concrète, qui freine les usages et entame durablement la confiance.
Face à ces risques perçus, les Français ne restent pas passifs. Ils demandent des réponses : les solutions de cybersécurité et l'authentification forte figurent parmi les protections les plus plébiscitées dans l'enquête à l’inverse de solutions faisant appel au machine learning et à l’IA. Ce que les Français attendent, c'est qu'on leur fournisse des outils à la hauteur de leurs inquiétudes.
L'IA générative : adoptée massivement, mais perçue avec méfiance
2025 a marqué un tournant dans l'appropriation de l'intelligence artificielle générative. Désormais, 57 % des Français déclarent y avoir recours, soit sept points de plus en un an. Ce chiffre grimpe à 87 % chez les 15-24 ans, et 56 % des actifs l'utilisent déjà dans leur cadre professionnel.
Mais cette bascule technologique s'accompagne d'un désenchantement rapide. La confiance dans les contenus produits par l'IA s'est effondrée de 11 points en un an. Les Français utilisent ces outils, parfois quotidiennement, ils restent sceptiques quant à la qualité et la fiabilité des contenus (générés par l'IA)
Cette méfiance a des fondements concrets. Les outils d'IA générative peuvent « halluciner » : produire des informations fausses, présentées avec assurance, sans aucun signal d'alerte pour l'utilisateur non averti. Un article rédigé par une IA peut contenir des erreurs factuelles. Une image générée peut être trompeuse. Un contenu audio ou vidéo peut simuler une voix ou un visage avec un réalisme troublant.
Face à ces risques, 61 % des internautes réclament désormais une régulation accrue de l'État pour garantir l'intégrité des contenus en ligne. Ce paradoxe - adoption massive, confiance fragile - illustre une maturité numérique en construction. Les usages précèdent la confiance. Il revient aux acteurs du secteur, publics comme privés, d'accompagner cette transition avec des outils fiables et des repères clairs.
L'État, premier garant de confiance numérique
Dans ce contexte de défiance généralisée, les Français se tournent vers des tiers solides et reconnus. L'État s'impose largement en tête : 80 % des Français font confiance aux services numériques certifiés par l'État, comme France Identité. Les acteurs privés mondiaux n'obtiennent, eux, que 42 % de confiance - un écart de 38 points qui traduit une attente forte en matière de souveraineté et de garanties institutionnelles.
Ce résultat est clair : les Français veulent savoir qui est derrière le service qu'ils utilisent, qui en est responsable, et quelles règles s'appliquent à leurs données. 59 % d'entre eux se disent d'ailleurs prêts à adopter un portefeuille d'identité numérique pour stocker leurs documents officiels, à condition que la certification soit publique et que les standards de sécurité soient établis de façon transparente.
Sur les réseaux sociaux, la dynamique de confiance fonctionne différemment. Elle ne s'établit plus envers la plateforme elle-même, mais envers l'émetteur du contenu. Pour 69 % des 25-34 ans, l'identité de celui qui publie prime sur le canal utilisé. Ce déplacement de la confiance vers l'émetteur est un signal important pour tous ceux qui produisent de l'information en ligne - et une responsabilité pour les marques et les institutions.
Les bons réflexes pour naviguer en confiance
La défiance ne doit pas décourager. Des gestes simples, appliqués régulièrement, permettent de réduire considérablement les risques. Voici les fondamentaux à connaître et à partager autour de soi.
Vérifier avant de cliquer. Un lien reçu par e-mail ou SMS peut sembler légitime, porter le nom d'un organisme connu, reproduire sa charte graphique. Mais l'adresse d'expédition, l'URL de destination ou le contexte d'envoi peuvent trahir une tentative de phishing. Avant de cliquer, prenez le temps de vérifier. En cas de doute, accédez directement au site officiel en tapant son adresse dans votre navigateur. Le moteur de vérification de liens suspects du site Orange Cybersecure permet également de vérifier en quelques secondes si une URL est fiable ou frauduleuse.
Sécuriser ses accès. Un mot de passe robuste - au moins 12 caractères, mêlant lettres majuscules et minuscules, chiffres et caractères spéciaux - est la première ligne de défense. Chaque service mérite un mot de passe unique : si l'un est compromis, les autres restent protégés. La double authentification lorsqu'elle est proposée ajoute une couche supplémentaire : même si votre mot de passe est volé, l'accès à votre compte reste bloqué sans le second facteur de vérification.
Rester vigilant pour les achats en ligne. Vérifiez les avis clients, contrôlez l'URL depuis le moteur de vérification, qu'elle correspond bien au site attendu. Utilisez le système 3D Secure pour vos paiements par carte si votre banque le propose. En cas de doute sur un site ou une offre, abstenez-vous : mieux vaut manquer une bonne affaire que subir une fraude bancaire.
#PrenezLaConfiance : une campagne pour changer les habitudes
Face à la défiance persistante des Français, Orange s'engage aux côtés de la Caisse des Dépôts, de Cybermalveillance.gouv.fr,de la Croix-Rouge française, de Docaposte et d'Inria pour porter la campagne #PrenezLaConfiance.Le site regorge de conseils et illustrations vidéos.
L'objectif est concret : montrer que le numérique peut être sûr et accessible, pour tous, quel que soit son niveau de maîtrise. La campagne propose des mises en situation du quotidien - réaliser un virement instantané, refaire son permis de conduire en ligne, accéder à ses résultats d'analyses médicales depuis son téléphone, éviter les arnaques au colis suite à la réception d'un SMS et les bons réflexes associés à chacune de ces situations.
Orange accompagne cette démarche avec le pack Cybersecure, qui protège particuliers et familles contre le phishing, les tentatives d'intrusion et les logiciels malveillants. La confiance ne se décrète pas : elle se construit, progressivement, à travers des expériences réussies et un accompagnement adapté à chacun.
Avec les bons réflexes, le numérique est plus sûr. Et la confiance, plus facile à prendre.
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